ATELIER DE VALIDATION DU RAPPORT SUR LES CONSULTATIONS NATIONALES DANS LE CADRE DE LA ZONE DE LIBRE ECHANGE CONTINENTALE AFRICAINE (ZLECAF)

Le 19 août 2021, la salle de réunion de la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Togo (CCIT) a servi de cadre aux travaux de l’atelier de validation du rapport des consultations nationales des femmes dans le commerce de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf).

Le rapport a été présenté par la FEFA / INNOV’UP, organe de mise en œuvre des consultations sur toute l’étendue du territoire. Organisé par le ministère du commerce ; de l’industrie, et de la consommation locale en partenariat avec le PNUD, le Secrétariat Permanent de la ZLECAf, et ONUFEMMES, l’atelier a réuni les réseaux, coopératives, fédérations et associations de femmes commerçantes des différentes régions du Togo.

Il s’agissait de présenter les résultats desdites consultations afin de recueillir l’assentiment de toutes les parties prenantes.

Pour la représentante du représentant résident du Programme des Nations Unies au Togo, bras financier de ces consultations, ces dernières organisées dans 9 villes et 9 frontières pour écouter les femmes, ont permis de s’assurer que les défis, les préoccupations des femmes soient prises en compte cans l’élaboration du protocole de mise en œuvre du ZLECAf au Togo.

« Il s’est agi de comprendre leur profil dans le commerce continental et particulièrement, d’identifier les difficultés qu’elles rencontrent et définir avec elles les approches de solutions pour qu’elles soient plus dynamiques pour que la ZLECAF leur soit profitable et qu’elles soient les actrices clés de sa mise en œuvre », a lancé Epiphanie Meteteiton Houmey Eklu Koevanu.  

Les consultations ont mis en exergue un certain nombre d’éléments qui entravent le développement des activités des femmes. A termes, ces entraves seront des obstacles empêchant les femmes entrepreneures de profiter pleinement de ce vaste marché qu’est la ZLECAf.

 « Il s’est avéré qu’elles ont beaucoup de difficultés. D’abord, il y a les règles d’origine qu’il faut connaître. Certains douaniers ne collaborent toujours pas. Il y a également la méconnaissance des règles de libre circulation des biens, surtout concernant les biens qui doivent traverser la frontière et ceux qui ne peuvent pas. Vient s’ajouter le harcèlement. Les femmes n’arrivent pas à faire valoir leurs droits et sont brimées »

Au tavers de ces consultations, des recommandations seront faites pour permettre aux femmes de profiter pleinement de cette opportunité que constitue la ZLECAf.

Ainsi « C’est compte tenu des difficultés rencontrées par les femmes que nous allons faire des recommandations, puisque c’est sur cette base que nous allons formuler le protocole des femmes pour la ZLECAF », a renchéri consultante madame Candide LEGUEDE.